Hildegarde de Bingen

Réenchanter le monde n'est pas un voeu pieux, c'est une nécessité. Non pour fuir la réalité, mais pour approcher du mystère de la présence d'une énergie vivante dans tout ce qui nous entoure.

"Cherchez, et vous trouverez", nous dit Jésus-Christ.

Et bien oui, la qualité du regard questionnant, réceptif, que nous portons sur les autres et le monde agit comme un catalyseur d'énergie vivante, positive, créatrice du meilleur en chacun de nous, capable de lutter contre nos ténèbres.

Le témoignage d'êtres exceptionnels qui se sont engagés sur ce chemin peut nous guider. Hildegarde de Bingen est l'un d'eux ; elle est devenue pour moi une compagne de voyage dans mon "pèlerinage de vie humaine".

Cette personnalité du XIIe siècle, abbesse estimée des rois et des papes, enlumineur, musicienne, mystique mais très incarnée, éveillée, exigeante, s'est tournée avec confiance vers le divin qui s'exprimait en elle par des visions sur la création du monde - visions que nos scientifiques perplexes se voient contraints de valider de nos jours, notamment dans le domaine de la formation des minéraux dont elle recueillait déjà l'énergie sous forme d'élixirs. Sa pratique de la lithothérapie m'a ouvert la voie et continue de m'inspirer dans mes créations, tout comme j'essaye de contacter dans mon travail d'enlumineur l'harmonie céleste du nombre d'or et de la symphonie des couleurs.

Avec elle, me revient sans cesse en mémoire un passage d'un poème de Gérard de Nerval, autre fil conducteur qui anime mes créations :

"Tout est sensible, et tout sur ton être est puissant" (Vers dorés)

 

Les pierres que j'utilise pour la réalisation des bijoux de la collection Pierres vives sont elles aussi imprégnées de cette vie divine. Composés nous aussi de minéraux nous entrons à leur contact en résonance avec leurs énergies  rééquilibrantes qui peuvent nous aider à harmoniser les perturbations émotionnelles que le stress de notre vie quotidienne engendre.

Réenchanter le monde, dans le sillage de cette grande dame qu'est Hildegarde de Bingen, c'est le chanter avant tout, non pas comme elle par des hymnes grégoriens, mais dans chacun de nos gestes, de nos pensées, de nos créations. Louer sa beauté, l'aimer, conscients d'en être infiniment responsables.